Aller au contenu
Pickleball Prévention Échauffement, renforcement et prévention des blessures au pickleball

Blessures au pickleball : les plus fréquentes et comment les reconnaître

Silhouette de joueur de pickleball avec le genou, le coude et l'épaule mis en évidence par des cercles discrets.
Cartographie des blessures. Dans l'étude sud-coréenne, le genou arrive en tête des zones blessées, devant le coude et l'avant-bras, puis l'épaule et la cheville. Le poignet, le dos et la tête sont moins souvent cités. La majorité des blessures s'installent graduellement, ce qui plaide pour la prévention et l'écoute des petites douleurs.

Les études situent le genou, le coude, l'épaule et la cheville parmi les zones les plus touchées. Cette rubrique explique comment ces blessures surviennent et quand consulter. Cette page rassemble les contenus de la rubrique « Blessures courantes » et indique dans quel ordre les aborder.

Les principes de base

Base du raisonnement : améliorer sa technique de frappe et de déplacement réduit les blessures par sollicitation répétée. À garder en tête pour la suite.

Base du raisonnement : le kinésithérapeute Daniel Orr (Harvard Health) observe que la plupart des blessures chroniques de surmenage chez les joueurs de pickleball touchent le bas du corps, surtout hanches, genoux et chevilles.

À poser d’abord : selon le Dr Cole (Rush), un jeu de jambes peu maîtrisé dégrade le jeu et peut être responsable des blessures de pickleball les plus courantes. À confronter à votre propre situation.

À garder en tête — selon un médecin du sport de la Cleveland Clinic, les blessures de pickleball ressemblent à celles du tennis : coiffe des rotateurs, épicondylite (tennis elbow), épitrochléite (golfer's elbow), fasciite plantaire, mais aussi entorses, élongations, fractures et commotions. À confronter à votre propre situation.

Base du raisonnement : la HAS considère la rééducation comme le traitement de première intention de l'entorse du ligament collatéral latéral de la cheville, à mettre en place rapidement, y compris en cas de récidive. À garder en tête pour la suite.

Les articles pour aller plus loin

Chaque article ci-dessous traite une question précise ; l’ordre n’est qu’une suggestion.

Par où commencer

Chaque étape se coche avant de passer à la suivante.

  1. Rush recommande de prendre des cours pour jouer bien et sans blessure, à tout âge.
  2. Rush recommande, en extérieur, une crème solaire d'indice 50 ou plus et des lunettes de soleil munies d'une sangle pour protéger les yeux.
  3. En double, le risque de recevoir une raquette ou une balle au visage augmente. Loyola Medicine recommande donc des lunettes de protection, d'autant plus pour les seniors, dont la peau marque et gonfle plus facilement.
  4. Selon HSS, en cas d'entorse de cheville, on applique de la glace et un bandage élastique, et l'on surélève le pied.
  5. Boire régulièrement pendant la partie fait partie des mesures de prévention citées par la Cleveland Clinic.

Bien choisir

Retenez ceux qui s’appliquent à votre situation.

  • Après une torsion de cheville avec symptômes, la HAS recommande de consulter un médecin généraliste ou un kinésithérapeute idéalement dans les 24 heures suivant le traumatisme.
  • Harvard Health conseille de choisir une chaussure de sport bien ajustée, avec un bout spacieux. Si l'on a tendance à se tordre la cheville, il recommande un modèle offrant plus de maintien. Des manchons de maintien peuvent aider poignet, genou ou cheville.
  • Le Dr Luis Gandara recommande qu'une blessure qui ne semble pas s'améliorer au bout de quelques jours soit examinée par un spécialiste ; retarder la prise en charge augmente le risque de chirurgie.

Pour compléter

En chiffres : selon une étude menée lors d'un championnat de pickleball en Corée du Sud (232 participants, âge moyen 50,5 ans), 34,2 % des joueurs ont déclaré au moins une blessure au cours des 12 mois précédents.

En chiffres : les atteintes les plus fréquentes dans l'étude coréenne étaient musculaires ou tendineuses (33,3 %), suivies des entorses et luxations articulaires (28,3 %) et des spasmes musculaires (19,2 %).

En chiffres — dans l'étude coréenne, les blessures du membre supérieur (44,8 %) dépassaient légèrement celles du membre inférieur (42,3 %) : le pickleball ne sollicite donc pas que les jambes.

Les erreurs à éviter

Les points de vigilance à connaître :

  • Pour suivre une balle passée derrière soi, Loyola Medicine déconseille de reculer à reculons : il vaut mieux pivoter ou se retourner, afin de limiter le risque de chute.
  • Le Dr Cole (Rush) estime que des millions de personnes ont une rupture de la coiffe des rotateurs sans douleur, car elles s'y sont adaptées, jusqu'à ce qu'une nouvelle activité l'aggrave. Cela justifie un avis médical avant de commencer.
  • La HAS souligne que les entorses de cheville sont souvent sous-estimées, alors qu'elles exposent à des risques de récidive et d'instabilité chronique sans prise en charge adaptée.

D’autres repères sur le sujet

Les éléments à retenir ici :

  • Dans cette même étude, 78 % des blessures étaient des blessures de surmenage, à apparition progressive, contre 22 % de blessures traumatiques.
  • Selon un article de Pourquoi Docteur (juillet 2023), les joueurs de pickleball connaissent de plus en plus d'entorses, de fractures et de blessures de surmenage, malgré l'image d'un sport peu traumatisant ; genoux, épaules et coudes sont des zones à problème courantes.
  • Des chaussures et une raquette bien adaptées aident à éviter que certains muscles ne compensent à l'excès.
  • Toujours selon ce sondage, 33 % des Américains évitent certains sports à cause de blessures persistantes.
  • Dans cette étude coréenne, les régions du corps les plus touchées étaient le genou (23,3 %), le coude et l'avant-bras (18,1 %), l'épaule et le haut du bras (17,2 %), puis la cheville et le pied (13,8 %).

Articles liés

Sources citées


Ce site est informatif et ne remplace pas l'avis d'un médecin ou d'un kinésithérapeute : une douleur qui persiste ou une blessure à la suite d'une chute doit être examinée par un professionnel de santé.

Les exercices proposés sont généraux ; adaptez-les à votre âge, à votre condition physique et à vos antécédents médicaux.